30 juin 2009
Quelques vérités...pour rire !

A 2 ans, le succès, c'est de ne pas faire pipi dans sa culotte.
A 3 ans, le succès, c'est d'avoir des dents.
A 12 ans, le succès, c'est d'avoir des amis.
A 18 ans, le succès, c'est d'avoir un permis de conduire.
A 20 ans, le succès, c'est de faire l'amour.
A 30 ans, le succès, c'est d'avoir de l'argent.
A 50 ans , le succès, c'est d'avoir de l'argent.
A 60 ans , le succès, c'est de faire l'amour.
A 70 ans, le succès, c'est d'avoir un permis de conduire.
A 75 ans, le succès, c'est d'avoir des amis.
A 80 ans , le succès, c'est d'avoir des dents.
A 85 ans, le succès, c'est de ne pas faire pipi dans sa culotte.
Bonne journée à tous !!!

29 juin 2009
La musique

La musique souvent me prend comme une mer !
Vers ma pâle étoile,
Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther,
Je mets à la voile;
La poitrine en avant et les poumons gonflés
Comme de la toile,
J'escalade le dos des flots amoncelés
Que la nuit me voile;
Je sens vibrer en moi les passions
D'un vaisseau qui souffre;
Le bon vent, la tempête et ses convulsions
Sur l'immense gouffre
Me bercent. D'autres fois, calme plat, grand miroir
De mon désespoir !
Charles Baudelaire (1821-1867)
Les Fleurs du Mal
24 juin 2009
Pensée du jour...

Les femmes et les hommes ont des rêves différents.
S'ils les additionnent, cela fait une vie...

22 juin 2009
Si j'étais l'amour...

Moi, si j'étais l'amour, j'envahirais la terre,
Et partout dans le monde, j'abattrais les frontières;
Je lierais d'un ruban les gâchettes des fusils,
Dans les casques de fer j'installerais des nids,
Aux bouches des canons je mettrais des chansons
Qui parleraient de joie, de soleil, de moissons.
Moi, si j'étais l'amour, j'entrerais sans frapper
Dans les cœurs endurcis qui refusent d'aimer,
J'étoufferais la haine, la violence, la rancœur,
A la place j'y mettrais la bonté, la douceur...
Et les cœurs délivrés, débordant d'allégresse
Chercheraient à leur tour à donner la tendresse.
Moi, si j'étais l'amour, j'irais dans les prisons,
Je briserais les chaînes, j'ôterais les baillons
De ceux que l'on opprime, ceux qui ne croient à rien...
Geôliers et prisonniers iraient main dans la main,
Ils bâtiraient ensemble un village de paix
Où l'ancienne injustice n'entrerait plus jamais.
Moi, si j'étais l'amour, j'irais sans me lasser,
Je lancerais mes flèches pour que tous soient touchés,
Et sur la terre entière on aimerait son prochain,
Les hommes ne convoiteraient ni leur sol, ni leurs biens,
Les paroles d'Evangile leur serviraient de loi
A l'unanimité, je serais enfin roi...
Moi, si j'étais l'amour, je chanterais si fort
Que mon chant couvrirait les appels de la mort,
Elle reculerait devant mon bouclier,
Laissant les enfants vivre et les hommes s'aimer...
Moi, si j'étais l'amour, je voudrais que mon nom
S'inscrive en lettres d'or sur le seuil des maisons...
Denise Roux
21 juin 2009
Pensée du jour...

Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves.
Eléanor Roosevelt
10 juin 2009
Vérités de l'amour...

L'Homme ne peut pas changer la nature de la Femme et vice versa. C'est tout le problème de l'amour. Il faut laisser à l'autre être ce qu'il est. Si chacun reste ce qu'il est en aimant et en étant aimé, alors c'est magique.

04 juin 2009
Réponse à une enfant

Dis, maman ? L'Amour, qu'est-ce que c'est ?
On dit qu'il fait souffrir, maman, est-ce que c'est vrai ?
-C'est quand le cœur se gonfle en pensant à un être
qu'on ne connaissait pas deux jours auparavant,
quand on a l'impression que tout va disparaître
s'il s'éloigne seulement un tout petit instant...
C'est, dans tous les projets, toujours se voir ensemble,
C'est aussi se comprendre et savoir pardonner,
accepter les défauts, chercher les qualités.
C'est être toujours deux, toujours, quoi qu'il advienne,
pour partager les joies et supporter les peines.
Denise Roux
03 juin 2009
Pensée de poète

La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve, et vous aurez vécu si vous avez aimé.
Alfred de Musset
02 juin 2009
Les elfes

Couronnés de thym et de marjolaine,
Les elfes joyeux dansent sur la plaine.
Du sentier des bois aux daims familiers,
Sur un noir cheval, sort un chevalier.
Son éperon d'or brille en la nuit brune;
Et, quand il traverse un rayon de lune,
On voit resplendir, d'un reflet changeant,
Sur sa chevelure un casque d'argent.
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les elfes joyeux dansent sur la plaine.
Ils l'entourent tous d'un essaim léger
Qui dans l'air muet semble voltiger.
-Hardi chevalier par la nuit sereine,
Où va tu si tard ? dit la jeune reine.
De mauvais esprits hantent les forêts
Viens plutôt danser sur les gazons frais.
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les elfes joyeux dansent sur la plaine.
-Non ! Ma fiancée aux yeux clairs et doux
M'attend, et demain nous seront époux.
Laissez moi passer, Elfes des prairies,
Qui foulez en rond les mousses fleuries;
Ne m'attardez pas loin de mon amour,
Car voici déjà les lueurs du jour.
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les elfes joyeux dansent sur la plaine.
-Reste, chevalier. Je te donnerai
L'opale magique et l'anneau doré,
Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,
Ma robe filée au clair de lune.
-Non, dit-il. -Va donc !- Et de son doigt blanc
Elle touche au cœur le guerrier tremblant.
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les elfes joyeux dansent sur la plaine.
Et sous l'éperon le noir cheval part.
Il court, il bondit et va sans retard;
Mais le chevalier frissonne et se penche;
Il voit sur la route une forme blanche
Qui marche sans bruit et lui tend les bras:
-Elfe, esprit, démon, ne m'arrête pas !
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les elfes joyeux dansent sur la plaine.
Ne m'arrête pas, fantôme odieux !
Je vais épouser ma belle aux doux yeux.
-Ô mon cher époux, la tombe éternelle
Sera notre lit de noce, dit-elle.
Je suis morte ! - Et lui, la voyant ainsi,
D'angoisse et d'amour tombe mort aussi.
Couronnés de thym et de marjolaine,
Les elfes joyeux dansent sur la plaine.
Charles-Marie Leconte de Lisle

