23 mars 2009
Le dieu Soleil

Râ chez les Egyptiens, Apollon chez les Grecs, Sharash chez les Babyloniens, Surya dans le panthéon hindou, Huitzilopochtli chez les aztèques, Inti chez les Incas, Amaterasu-o-mi-kami dans la mythologie japonaise: combien de peuples ont adoré le Soleil ? Une divinité qui peut être cruelle, Icare en a fait les frais !
Le soleil n'est qu'une étoile parmi quelques deux cents milliards de la Voie Lactée, notre galaxie. Une étoile moyenne dont la proximité avec la Terre nous donne l'impression d'être plus grosse que les autres.
En son centre, une température de 15 millions de degrés et une pression de 340 millions de fois supérieure à la pression terrestre, au niveau de la mer, entretiennent des réactions nucléaires. Elles libèrent une formidable énergie qui est expulsée vers sa surface, puis rayonne sous forme d'ondes électromagnétiques dans tout le système solaire.
N'empêche...avec les températures glaciales et les tempêtes diverses ces derniers temps, on aimerai bien que ce Dieu du Ciel nous réchauffe un peu plus !! Allez, courage, le printemps n'est plus qu'à quelques semaines ( soyons optimistes !!). Bientôt, nous ressortirons: robes légères, chapeaux de paille et bikinis !
En attendant, place à l'amour, mon cheval de bataille ! Croyez moi, l'amour console de tout, même du froid !!


21 mars 2009
Réflexion

Nous avons tous une place dans l'histoire. La mienne c'est les nuages.
Richard Braudigan
NOTA BENE: Cet auteur a traversé la littérature américaine d'une manière fulgurante. Né le 30 Janvier 1935 à Tacoma, dans l'état de Washington, son corps est découvert le 25 Octobre 1984 à Bolinar en Californie, plusieurs semaines après son décès (suicide par balle); il s'est tiré une balle en pleine tête après avoir ingurgité une grande quantité d'alcool. Il était âgé de 49 ans.
20 mars 2009
Un rêve de poète

J'ai rêvé d'une rencontre...
Entre tous les poètes
Ils émergeaient de l'ombre
Des lauriers sur la tête.
Il y en avait de toute race
Et de toute couleur
Chacun trouvant sa place
Au foyer de nos cœurs.
Nous buvions à la source
Au gré de nos plaisirs
Nous remplissions la coupe
De nos ardents désirs.
Ami, si tu le veux, viens agrandir la chaîne
Afin de marier, ensemble, nos refrains
Égrenant à l'envi sur les monts et la plaine
La semence des dieux ! Ce qui fait notre pain...
Simone Falip ( Messey-sur-Grosne, Saône et Loire )
19 mars 2009
L'attente des fées

Il neige. La source écume et frissonne
Avant que d'aller mourir dans la mer.
Un seul arbre est vert. C'est un chêne vert.
Le jour se dissipe et l'angélus sonne.
Le village tousse et s'encapuchonne.
Aucune chanson ne réchauffe l'air.
Les chardonnerets n'aiment point l'hiver.
Sur les sentiers blancs ne passe personne.
Le bon mois de mai quand reviendra-t-il ?
Pourrons nous bientôt cueillir la myrtille ?
Et les papillons, les voir arriver ?
Sous le chêne vert, trois enfants blottis.
Chevelures d'or, tout ébouriffées
Yeux écarquillés, membres engourdis,
Trois petits enfants attendent les fées.
Marie-France Grabit ( Grenoble )

17 mars 2009
Le miel du temps

J'ai perdu, je le sais, les chemins de Cythère
Mais je garde d'hier un bien doux souvenir.
J'en suis riche vois-tu pour meubler l'avenir
Et j'en fais bien souvent l'agréable inventaire.
J'ai mes petits-enfants et mes rochers sévères,
J'ai la sérénité d'un calme devenir,
Et si tu m'appartiens, je sais t'appartenir
Ainsi qu'à ce pays qu'avec moi tu vénères.
Tant soit peu que l'on s'aime et l'on tient l'univers !
Ces mots qui sont à toi, je te les donne en vers
Pour que nous vivions mieux l'heure où le temps nous presse.
Les ans ont vu passer, je n'y vois pas d'outrages,
Gravons dans notre livre, et foin de la tristesse,
D'une encre bleue azur, la plus tendre des pages !
Guy Ristori ( poème dédié à son épouse Jacqueline )
Amour de chat

Non, je ne viendrai pas, même si tu m'appelles;
C'est l'heure de rêver: le rêve m'est si doux !
Car loin de toi j'ai des royaumes
Où ne cheminent pas les hommes.
C'est trop fin, trop givré; trop de tendresse y danse;
Vos pieds gâcheraient tout sur mon herbe enchantée !
Va-t-en, je t'attendrai; cours où la vie t'appelle.
Moi, j'ai cent rendez-vous d'oiseaux, de libellules,
De papillons bleus délirants.
On m'invite ce soir chez l'étoile filante tremblante,
Dans les fougères du ravin,
Et dès ce matin j'y songe,
Car je crains de la faire attendre.
Pars ! Tu n'inventerais jamais
Ce qu'est la tendre abeille au cœur des campanules
Et l'ourlet du grillon sur la frange des blés
Avec un fil ardent d'aimables coccinelles.
Sais-tu qu'il faut bien que j'y pense ?
Être un chat n'est pas rien, c'est un travail immense
Et je n'en finis pas de rêver le jardin !
Non, ne m'appelle plus; mais sache que je t'aime.
Georges Chopiney ( moine de Clervaux, Luxembourg)
16 mars 2009
Pensée du soir

A la première fissure dans l'idéal, tout le réel s'y engouffre.
Jean Rostand
(extrait des Pages d'un moraliste)
11 mars 2009
Pensée du jour...

Nous allons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir ensemble comme des idiots.
Martin Luther King
nota bene: La peinture est de Martine Petiot, artiste peintre. Vous pouvez retrouver ses magnifiques aquarelles et huiles sur son site:http://martinepetiot.com
10 mars 2009
Un songe

Le laboureur m'a dit en songe: "Fais ton pain
Je ne te nourris plus: gratte la terre et sème."
Le tisserand m'a dit: "Fais tes habits toi-même."
Et le maçon m'a dit: "Prends la truelle en main."
Et seul, abandonné de tout le genre humain
Dont je traînais partout l'implacable anathème,
Quand j'implorais du ciel une pitié suprême,
Je trouvais des lions debout sur mon chemin.
J'ouvris les yeux, doutant si l'aube était réelle.
De hardis compagnons sifflaient sur leurs échelles.
Les métiers bourdonnaient, les champs étaient semés.
Je connus mon bonheur, et qu'au monde où nous sommes
Nul ne peut se vanter de se passer des hommes,
Et depuis ce jour-là, je les ai tous aimés.
Sully Prudhomme
02 mars 2009
BON ANNIVERSAIRE !!


Charité bien ordonnée commence par soi même !! Alors, voilà, je me souhaite un très joyeux anniversaire !!
