24 février 2009
A Mme Lullin
Hé quoi ! vous êtes étonnée
Qu'au bout de quatre-vingts
hivers,
Ma Muse faible et surannée
Puisse encor fredonner des
vers ?
Quelquefois un peu de verdure
Rit sous les glaçons
de nos champs ;
Elle console la nature,
Mais elle sèche en peu
de temps.
Un oiseau peut se faire entendre
Après la saison
des beaux jours ;
Mais sa voix n'a plus rien de tendre,
Il ne
chante plus ses amours.
Ainsi je touche encor ma lyre
Qui
n'obéit plus à mes doigts ;
Ainsi j'essaie encor ma voix
Au
moment même qu'elle expire.
"Je veux dans mes derniers
adieux,
Disait Tibulle à son amante,
Attacher mes yeux sur tes
yeux,
Te presser de ma main mourante."
Mais quand on
sent qu'on va passer,
Quand l'âme fuit avec la vie,
A-t-on des
yeux pour voir Délie,
Et des mains pour la caresser ?
Dans
ce moment chacun oublie
Tout ce qu'il a fait en santé.
Quel
mortel s'est jamais flatté
D'un rendez-vous à l'agonie ?
Délie
elle-même, à son tour,
S'en va dans la nuit éternelle,
En
oubliant qu'elle fut belle,
Et qu'elle a vécu pour l'amour.
Nous
naissons, nous vivons, bergère,
Nous mourons sans savoir comment
;
Chacun est parti du néant :
Où va-t-il ?... Dieu le sait,
ma chère.
François-Marie Arouet dit Voltaire
(1694-1778)
Pensée du jour

Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l'ont construit avec leurs rêves...
Bernard Moitessier
NOTA BENE: Bernard Moitessier est un navigateur français, né le 10 avril 1925 et mort le 16 juin 1994. Il est l'auteur de plusieurs livres relatant ses voyages.
- Vagabond des mers du sud, Flammarion, 1960
- Vagabond des mers du sud, Arthaud, 2001
- Cap Horn à la voile, Arthaud, 1967, 1974, 1987
- Cap Horn à la voile, J'ai Lu, 1995, 375 p. (ISBN 2-277-24038-9)
- La Longue Route : seul entre mers et ciels..., J'ai Lu, 1994 (ISBN 2-277-23738-8)
- Tamata et l'alliance, Guérin, 2002, 463 p. (ISBN 2-9111-75556-1)
- Voile, mers lointaines, îles et lagons, Arthaud, 1995 ( sources: Wikipédia)
20 février 2009
Le bonheur...

A réfléchir et à méditer !

19 février 2009
Pensée du soir...

Qu'importe demain, dès lors qu' aujourd'hui j'ai vécu !

14 février 2009
Baucis et Philémon
C'est la St Valentin aujourd'hui et j'attendais ce moment pour vous raconter une bien belle histoire...Elle symbolise pour moi l'Amour qui dure au-delà de la mort. C'est l'histoire de Baucis et Philémon.

Un jour Zeus voulut savoir jusqu'à
quel point le peuple phrygien pratiquait l'hospitalité. Le père des
dieux et des hommes s'intéressait très particulièrement à cette
vertu puisque tous les hôtes, tous ceux qui cherchaient refuge dans un
pays étranger se trouvaient sous sa protection personnelle.
Les
deux dieux prirent donc l'apparence de pauvres vagabonds coureurs de
routes et se promenèrent au hasard à travers le pays, frappant à
chaque chaumière basse, à chaque grande maison où ils venaient à
passer, demandant partout de quoi se restaurer et un coin pour se
reposer.
Personne ne voulut les recevoir; toujours on les
congédiait avec insolence et la porte se refermait avec bruit. Cent
fois et même davantage, ils répétèrent leur essai; partout ils
furent traités de la même façon.
Ils arrivèrent enfin devant une cabane à l'aspect le plus humble; c'était la plus pauvre de toutes celles qu'ils avaient vues jusqu'ici, et couverte d'un simple toit de roseaux.
Mais là, quand ils frappèrent, la porte s'ouvrit toute grande et une voix aimable les pria d'entrer. Ils durent se courber pour passer le seuil tant la porte était basse, mais quand ils eurent pénétré à l'intérieur, ils se trouvèrent dans une pièce chaude et accueillante et surtout très propre, où un vieil homme et une vieille femme aux doux visages leur souhaitèrent la bienvenue de la façon la plus amicale et s'affairèrent à les mettre à l'aise.
Philémon et Baucis, accueillirent les Dieux.
Le vieil homme poussa un banc devant l'âtre et les pria de s'y
étendre pour reposer leurs membres fatigués et la vieille femme y
jeta une couverture. Elle se nommait Baucis, dit-elle aux étrangers,
son mari s'appelait Philémon.
Ils vivaient depuis leur mariage
dans cette chaumière et ils y avaient toujours été heureux. «Nous
sommes de pauvres gens, mais la pauvreté n'est pas un si grand
malheur quand on est prêt à l'accepter, et un esprit accommodant
peut être lui aussi d'un grand secours », conclut-elle. Tout en
parlant, elle vaquait à de menues tâches et se préoccupait de leur
bien-être.
Pour les récompenser de leur bon accueil, les dieux les préservèrent d'un déluge dont ils inondèrent la contrée (punissant ainsi ses habitants inhospitaliers), et changèrent leur cabane en temple. Philémon et Baucis émirent le souhait d'en être les gardiens et de ne pas être séparés dans la mort. Zeus les exauça: ils vécurent ainsi dans le temple jusqu'à leur dernière vieillesse et moururent en même temps, ils furent changés en arbres, emmelant leur feuillage, Philémon en chêne et Baucis en tilleul. *
Voilà, vous connaissez maintenant l'histoire de Baucis et Philémon, je trouve que c'est une jolie anecdote pour illustrer la journée des amoureux. qu'en pensez vous ?
Je vous souhaite à tous et à toutes une joyeuse St Valentin. Et plus particulièrement à mon amoureux, et pour lui seul, ces mots mots tendres: "je t'aime mon amour".


07 février 2009
Pensée du jour

La gloire et le plaisir, la honte et les tourments, tout doit être commun entre de vrais amants.
Corneille , extrait de Cinna
06 février 2009
le chemin lumineux

Le long chemin lumineux et serein
Nous irons tous les deux, nous tenant par la main,
Respirant les senteurs d'éternels printemps,
Oubliant que, sur nous, s'amoncellent les ans...
Si nos pas, ralentis, peu à peu se glacent,
En nos yeux luira l'amour qui ne s'efface
Et les bouquets blancs de notre mai joyeux
Nous garderons, sans faiblir, le cœur heureux.
Les instants chers s'ajoutant les uns aux autres,
Un chemin parsemé de fleurs sera nôtre.
S'il faut, un jour très lointain, nous quitter,
D'amour nous aurons connu l'intensité.
Jocelyne Lefort
05 février 2009
L'heure exquise

La lune blanche
Luit dans les bois;
Part une voix
Sous la ramée...
Ô bien aimée.
L'étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure...
Rêvons, c'est l'heure.
Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l'astre irise...
C'est l'heure exquise.
Paul Verlaine (Sagesse- 1881)
04 février 2009
L'AMOUREUSE

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
Paul Eluard
03 février 2009
Sagesse

Le bouddhisme est la religion de 350 millions de personnes aujourd'hui dans le monde, principalement en Asie du Sud-Est. D'ailleurs, plutôt que de parler de religion, il vaudrait mieux parler de philosophie de vie.
Le bouddhisme part de l'expérience que toute existence est faite de souffrances et d'insatisfactions, ne serait ce qu'à cause de la peur de la mort. Comment sortir de cette souffrance ?
Cinq cents ans avant Jésus-Christ, un prince indien du nord de l'Inde, qui cherchait la Vérité et le Bonheur, comprit que tout est passager et éphémère et qu'il ne faut pas s'attacher aux bonheurs terrestres, sauf à être continuellement malheureux.
Il connut ainsi l'Eveil, devenant le "Bouddha", celui qui a dissipé l'ignorance. Il proposa une voie de salut pratique qui permettrait aux hommes de se libérer: apprendre à se connaître et à se maîtriser pour sortir de l'attachement à ses désirs égoïstes de possession. Et cela, en vue d'atteindre le "nirvana", un état de grâce sans souffrance où l'on serait en harmonie avec l'Absolu qui existe depuis toujours, l'essence de l'Univers.
Au fond de chacun de nous, sommeille l'Absolu qui est paix, il suffit de le découvrir.

Le Bouddha donna une feuille de route à suivre: s'abstenir du mal, cultiver le bien, purifier l'esprit. Il enseigna les quatre états "sublimes": l'amour universel, la compassion, la joie du bonheur d'autrui et l'équanimité.
(Nota Bene: l'équanimité est l'égalité d'humeur, la sérénité)
En Asie, le bouddhisme est vécu comme une religion, une voie qui permet à l'homme de dépasser la misère de la vie. C'est une voie de libération qui passe par l'exigence de faire le bien. Qui fait le bien, obtient le bien; qui fait le mal, obtient le mal. C'est la loi du "karma", qui lie l'acte et ses conséquences. Ce sont les actes qu'on a faits par le passé qui ont entraîné ce qui est maintenant. Nous récoltons ce que nous avons semé, une sagesse simple et évidente. Ignorer cette loi, nous enferme dans l'erreur, nous fait mal comprendre la vie et nous maintient dans le cycle des renaissances sans fin.
Descendre en soi même, cultiver les pensées positives, combattre les pensées négatives apporte la paix.

Dans la morosité ambiante, ces préceptes me paraissent de bons conseils...Ayez le courage d'accepter ce qui est. Combattez vos ennemis intérieurs: l'ignorance, la colère, la haine, l'attachement excessif, l'avidité, l'orgueil...
En espérant que nos "gouvernants" viennent sur mon blog et lisent ce billet...Je vous souhaite à tous et à toutes une bonne méditation et qui sait, peut être atteindrez vous le nirvana !!!

