27 octobre 2008
Extases de chocolat

Il est une chose au monde qui me transporte au moins autant que les jolis mots, c'est le chocolat !! Je suis une fervente adepte de ce met délicat, importé par les Mayas. Ils sont les premiers à l'avoir cultivé et à l'avoir introduit au Yucatan (Mexique) au 17ième siècle avant Jésus Christ. Ils lui attribuaient une vertu religieuse ( au cacao, pas à Jésus !) censée les nourrir par delà la mort.
Nous approchons d'une période de l'année que j'affectionne entre toutes: les fêtes de fin d'année, et avec elles, la kyrielle de douceurs chocolatées. Qui, parmi vous, n'a jamais succombé au fondant délicieux du petit carré dont les saveurs explosent en bouche ? Je suis intarissable sur le sujet ! Mais attention, on peut être gourmand, gourmet mais pas goinfre ! Disciple d'Epicure avant tout, je savoure chaque bouchée avec un recueillement quasi mystique. Je laisse fondre le cacao doucement pour en apprécier toutes les nuances. S'il s'agit d'un chocolat aux noisettes ou aux amandes, je croque ces dernières à la fin, et la bouche pleine de ces friandises d'écureuil, je me laisse emporter par la plus délicieuse des sensations et je pratique alors, avec un art consommé et sans aucun scrupule, le péché de gourmandise !
Je suis très aventureuse ou aventurière en matière de chocolat et autres gâteries sucrées et voici mes dernières découvertes: un chocolat noir aux éclats de pistaches, un autre noir aussi, mais aux graines de sésame. ( je ne fais aucune publicité sur ce blog mais que ceux et celles qui sont intéressés, le disent: je partage volontiers mes trouvailles !) J'ai aussi découvert, récemment, deux somptueuses tablettes, l'une aux écorces de citrons confits et au gingembre, et l'autre, avec des morceaux de figues parfumés à la cannelle. (Je me damnerai pour les figues et la cannelle !!) Autant vous dire que sur ce coup là, j'ai atteins les sommets du nirvana ! J'aime aller vers l'inédit, l'inattendu, le surprenant, comme vous pouvez le constater ! toutefois, je reviens parfois aux valeurs sûres et plus classiques: un bon chocolat au lait bien doux en bouche et savoureux à souhait. Et que dire, du chocolat chaud surmonté de crème chantilly que l'on déguste en rentrant d'une promenade par un froid après midi d'hiver.

Moi, je frôle les sommets de l'extase !!!
Rien d'étonnant quand on sait que le chocolat a la réputation d'être aphrodisiaque. Et si c'était vrai ?...
J'ajouterai une mention spéciale pour les marrons glacés qui ne sont pas du chocolat mais qui me chavirent les sens et les papilles tout autant ! Plus une autre parenthèse pour le nougat au miel et aux amandes qui me plonge dans les plus délicieux délires gustatifs !
J'allais oublier les savoureuses bouchées à la crème fraiche d'une célèbre marque Belge que je ne nommerai pas mais à qui j'adresse ma reconnaissance éternelle pour les sublimes moments passés à grignoter leurs produits ! Et, un bon point aussi, à ce confiseur de ma ville natale qui fabrique des petites truffes spéciales car elles contiennent un feuilletage particulier qui craque sous la dent dans un feu d'artifice de sensations purement divines ! J'en bave d'envie en vous le racontant ! Je suis en pâmoison à l'évocation d'un tel bonheur chocolaté !
Je conclurai, en m'adressant à mon amoureux : mon chéri, si tu me lis, sois certain que tu n'as qu'un rival. Je n'avais qu'une seule tentation...et puis je t'ai rencontré ! Mais je suis prête à partager amoureusement mes tablettes avec toi !

20 octobre 2008
Dictée spéciale pour Petite Perle
A la demande de Muse, voici une dictée pour Petite Perle qui j'espère ne m'en voudra pas ! Je te promets ma puce que ce n'est pas moi qui l'ai voulu, c'est TA MAMAN !! (enfin, je crois! s'il vous plaît, que l'on me donne les liens de parenté avant que je ne fasse une autre "boulette" !!)
Petite Perle, j'écris cette dictée pour toi et j'espère que tu aimeras cet exercice: je sais qu'en général, les enfants n'aiment pas trop cela ! Mais celle ci est particulière puisqu'elle est seulement pour toi.
J'aimerai te connaître, cela aurait été plus facile pour te faire aimer ce travail d'écriture, si j'avais eu connaissance à l'avance de ce que tu aimes. J'ignore même ton âge, alors souhaitons que je n'ai pas choisi des mots trop difficiles pour toi !
Si nous aimons tous les jeux quand nous sommes enfants, nous sommes très peu à avoir aussi aimé l'école !!
Pardonne moi cette dictée qui m'a été demandée pour toi, et n'oublie jamais, Petite Perle, qu'il faut aimer la Vie pour tout ce qu'elle a de beau à nous offrir. Toi qui vit en ce moment sur une très jolie île de l'Océan Indien, tu peux comprendre ce que je veux te dire.
Imagine, belle enfant, si toutes les personnes du monde entier s'aimaient, il n'y aurait plus de guerres ni de famines, et tous les gens seraient heureux puisqu'ils s'aimeraient. Je suis certaine que toi, tu es une petite fille très aimée et que tu sais que tous les enfants sur Terre n'ont pas cette chance. Car être aimé est une chose merveilleuse !
Aime donc cette dictée comme j'ai aimé l'inventer pour toi et n'y vois pas une punition, ni un devoir mais seulement une pensée d'amour d'une dame dont tu ignores l'existence mais qui t'envoie, à travers ces quelques mots, beaucoup de tendresse et de bisous.

14 octobre 2008
Bacchanales

Ouvre donc la cage aux amours retors !
Libère nos âmes des affres du remords !
Je veux déchaîner ta lascivité
Exacerber ta sensualité
Te griser, t'enfiévrer, t'enivrer...
Te soûler de baisers langoureux:
Laisse moi te fasciner,
T'envoûter
Et te prendre,
Livre toi...
Exaltation d'émotions délicieuses
Mes lèvres capiteuses
S'ouvriront pour ton plaisir
Voluptueuses
Caressantes
Enveloppantes:
Cède moi...
Je veux te savourer
Te laper
T'affoler
Et te boire
Ouvre-toi...
Égarer ta raison devient ma seule mission
Faire de toi mon amant et ma tendre prison.
Marion Lubréac
NOTA BENE : Marion Lubréac est auteur de poèmes érotiques mais aussi de poésies classiques, de contes fantastiques et de nouvelles. Elle joue avec les mots de façon somptueuse.
Vous la retrouverez aisément sur la Toile car une bonne partie de son oeuvre y est publiée.
13 octobre 2008
J'étais à toi...

Sculpture " Le baiser" de Rodin
J'étais à toi peut être avant de t'avoir vu,
Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne;
Ton nom m'en avertit par un trouble imprévu;
Ton âme s'y cachait pour éveiller la mienne.
Je l'entendis un jour et je perdis la voix;
Je l'écoutai longtemps, j'oubliai de répondre;
Mon être avec le tien venait de se confondre:
Je crus qu'on m'appelait pour la première fois.
Savais tu ce prodige ? Eh bien ! sans te connaître,
J'ai deviné par lui mon amant et mon maître,
Et je le reconnus dans tes premiers accents,
Quand tu vins éclairer mes beaux jours languissants.
Ta voix me fit pâlir, et mes yeux se baissèrent.
Dans un regard muet nos âmes s'embrassèrent;
Au fond de ce regard ton nom se révéla,
Et sans le demander j'avais dit : " Le voilà !"
Dès lors il ressaisit mon oreille étonnée;
Et y devint soumise, elle y fut enchaînée.
J'exprimais par lui seul mes plus doux sentiments;
Je l'unissais au mien pour signer mes serments.
Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,
Et je versais des larmes.
D'un éloge enchanteur toujours environné,
A mes yeux éblouis il s'offrait couronné.
Je l'écrivais...bientôt je n'osais plus l'écrire,
Et mon timide amour le changeait en sourire.
Il me cherchait la nuit, il berçait mon sommeil,
Il résonnait encore autour de mon réveil :
Il errait dans mon souffle, et, lorsque je soupire,
C'est lui qui me caresse et que mon cœur respire.
Nom chéri ! nom charmant ! oracle de mon sort !
Hélas ! que tu me plais, que ta grâce me touche !
Tu m'annonças la vie, et, mêlé dans la mort,
Comme un dernier baiser tu fermeras ma bouche.
Marcelline Desbordes-Valmore (1786-1859)
Biographie
Marceline Desbordes-Valmore est la fille d'un peintre en armoiries, devenu cabaretier à Douai après avoir été ruiné par la Révolution. À la fin de 1801, Marceline et sa mère partent pour la Guadeloupe, après un séjour à Rochefort et à Bordeaux, où Marceline est comédienne. En mai 1802 la mère de Marceline meurt de la fièvre jaune et en septembre de la même année Marceline, de retour en métropole, joue au théâtre à Lille et à Douai. Comédienne et chanteuse, elle se produit notamment à l'Opéra-Comique et au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, où elle incarne Rosine dans Le Barbier de Séville de Beaumarchais. Au cours de sa carrière théâtrale elle joue souvent des rôles d'ingénue. Elle crée plusieurs pièces de Pigault-Lebrun, rencontre Talma, qu'elle admire, Marie Dorval et surtout Mademoiselle Mars, qui fut son amie jusqu'à la fin de ses jours.
Elle perd un fils de cinq ans, en 1816, né d'une liaison avec un comédien, qu'elle nomme Olivier dans ses poèmes. Elle se marie en 1817 avec un acteur, Prosper Lanchantin, dit Valmore. Elle en a trois enfants, dont un seul, Hippolyte Valmore, lui survit. Elle publie en 1819 son premier recueil de poèmes, Élégies, Marie et Romances. Par la suite ses ouvrages les plus importants furent en 1824 des Élégies et poésies nouvelles, en 1833 les Pleurs, en 1839 Pauvres fleurs et en 1843 Bouquets et prières, toutes œuvres dont le lyrisme et la hardiesse de versification sont remarqués, ce qui lui vaut une pension royale sous Louis-Philippe et plusieurs distinctions académiques. Elle a aussi donné des nouvelles et a composé des Contes, en prose et en vers, pour les enfants.
Son instruction limitée est compensée par son grand travail d'autodidacte. Honoré de Balzac, qui admirait sincèrement son talent et la spontanéité de ses vers, « assemblages délicats de sonorités douces et harmonieuses et qui évoquent la vie des gens simples » lui écrivait en avril 1834 en parlant d'elle-même :« Elle a donc conservé le souvenir d'un cœur dans lequel elle a pleinement retenti, elle et ses paroles, elle et ses poésies de tout genre, car nous sommes du même pays, Madame, du pays des larmes et de la misère. Nous sommes aussi voisins que peuvent l'être, en France, la prose et la poésie, mais je me rapproche de vous par le sentiment avec lequel je vous admire. ».
Elle est ainsi considérée comme une poétesse ayant joué un rôle majeur dans l'évolution de l'écriture par Paul Verlaine, qui déclare : « Nous proclamons à haute et intelligible voix que Marceline Desbordes-Valmore est tout bonnement la seule femme de génie et de talent de ce siècle et de tous les siècles » . On lui sait gré d'avoir introduit des formes nouvelles : « Marceline Desbordes-Valmore a, le premier d'entre les poètes de ce temps, employé avec le plus grand bonheur des rythmes inusités, celui de onze pieds entre autres » . Son personnage romantique, d'autodidacte dont la vie malheureuse aurait nourri une sensibilité féminine n'est pas non plus étranger à ce succès. Charles Baudelaire s'intéresse plus à la personne qu'aux vers quand il affirme : « Mme Desbordes-Valmore fut femme, fut toujours femme et ne fut absolument que femme ; mais elle fut à un degré extraordinaire l'expression poétique de toutes les beautés naturelles de la femme. »
PS : Sources Wikipédia
09 octobre 2008
Une leçon de grammaire
J'ai pu vous dire, Madame : "Je suis été très mal, je le suis encore...". Ce le signifie évidemment : " Je suis très mal encore". Ce le signifie toujours la chose dont on vient de parler. C'est comme quand on dit : "Êtes-vous enrhumées, mesdames ?" Elles doivent répondre : "Nous le sommes" ou "Nous ne le sommes pas". Il serait ridicule qu'elles répondissent : "Nous les sommes" ou "Nous ne les sommes pas". Ce le est un neutre en cette occasion, comme disent les doctes. Il n'en est pas de même quand on vous demande : "Êtes-vous les personnes que je vis hier à la comédie du Barbier de Séville, dans la première loge ?". Vous devez répondre alors : "Nous les sommes", parce que vous devez indiquer les personnes dont on vous parle.
Voltaire ( Lettres à Mme du Deffand, 30 mars 1775 )
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06 octobre 2008
Mea Culpa
La honte soit sur moi !!! Je viens de m'apercevoir que je communique avec deux personnes différentes en croyant avoir affaire à la même ! Pour ma défense : elles portent toutes les deux le même prénom (en plus c'est le mien !) et elles sont toutes les deux au même endroit du globe !!
Alors PARDON à Muse du blog : http://la-dit-la-fe.over-blog.com
et à Martine du blog : http://martinedelareunion.over-blog.com.
Mes plus plates excuses à toutes les deux que je croyais faire qu'une !!!! Je vous fais de grosses bises de Métropole et promis, je ne me tromperai plus maintenant.
